Nous voici enfin chez nous. Comme il est de coutume que je râle sur les compagnies aériennes, je ne vais pas m'épargner ce petit plaisir. En arrivant à l'aéroport de Miami, American Airlines nous propose d'enregistrer nos bagages directement à l'entrée sur le trottoir en descendant de la navette. Pourquoi pas après tout. Nous déballons, emballons tout au milieu des voitures et des passants. Inévitablement le surpoids chez Olivier nous vaut une taxe. Je ne dis pas que mon mari est en surpoids, je dis que ses valises sont toujours beaucoup trop lourdes. Nous payons, grognons, suons, aidons le gars à installer les valises sur le chariot. Et là, au moment de les faire partir, il nous rappelle que nous ne lui avons pas donné de pourboire. J'en suis restée coîte. Il faut désormais payer en plus les agents de sol ? Et faudra-t-il le faire pour obtenir une boisson à bord ? Je me demande si c'est bien légal tout cela. Evidemment avec nos valises en otages, nous avons payé mais de très mauvaise grâce...
Quelques 12 heures plus tard, nous atterrissons à Santiago dans une ambiance de fin du monde. Tout le monde est masqué avec des gants. La peur de la grippe est passée par là. On nous filme pour mesurer notre fièvre puis on nous parque dans une salle minuscule. Femmes, enfants, vieux, toussants tout le monde attend on ne sait quoi. Bref ceux qui n'étaient pas contaminés ont le droit à une cession de rattrapage. Je me suis demandé pendant la petite heure de cette masquarade si on allait nous obliger à nous faire des baisers d'esquimaux pour être bien sûr que personne n'en réchappe. Finalement nous passons la douane où les agents sont sans protection. Allez comprendre. En fait, c'était un oubli, les masques arriveront après le passage de tous les vols internationaux...










Les commentaires récents