Le temps continue de nous filer entre les doigts, c'est terrifiant. Les enfants sont rentrés, l'été est fini. Le trou se comble doucement, il est cimentovore mais la pièce reprend un aspect civilisé. Quand je pense à l'énergie dépensée par certains de nos amis pour en creuser justement, je savoure l'ironie de l'univers. L'argent file au rythme du sable et des matériaux qui arrivent tous les jours. De nouveaux les soucis s'accumulent à l'horizon. Olivier est tendu en première ligne, il fait et refait les plans d'urgence tandis que je reprends mon attitude de planeur. Suivre les éléments, ne pas les combattre. Et j'ai le coeur bloqué sur les côtes japonaises, mordue d'amour pour ce peuple si extraordinaire et ce pays mythique où nous avons toujours rêvé de séjourner.
La miss de Maxence, ce matin, me disait qu'elle reconnaissait à peine le petit tant il a changé. Ce doit être l'effet de la thérapie de groupe que nous avons faite avec Edouardo le psy. Nous désinscrire en permanence des concours mentaux imposés par une société atteinte de tachycardie. Reformuler les priorités quotidiennement, savourer longuement les succès, ne pas s'apesentir sur les échecs. Lâcher prise, encore un peu et je m'envole. Pourtant je sais que les temps sont durs, la guerre nous menace de nouveau après une floraison de jasmin mais ce qui doit être sera, les dés sont déjà jetés. Heureusement, j'ai vos commentaires qui, parfois m'engueulent, ou montent à la surface comme des bulles de bonheur. Comme vous avez le don de me faire sentir que chaque mot compte, pèse. Nous sommes en phase de réalignement du destin, il restera quelque chose de tout cela.
Pour le moment, le soleil se couche toujours à l'Ouest....





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