Aujourd'hui rien sur le Portugal ni le monde qui me déprime. Je n'ose même pas ouvrir les journaux depuis ce matin. Et pourtant, c'est mon habitude depuis notre "expatrisode". Non, je vais, pour changer, vous parler de moi. Qui a dit : "comme d'hab"?

Je remarque au fil des liens, que vous, acteurs de ce blog tissez tout autour, un grand nombre de blogrolls qui me lient irrésistiblement avec Christie. Nombre de commentaires sont d'ailleurs signés par les mêmes personnes : Alice, Maurine, Rosalie, Fauvette, Ivan (je peux utiliser ton prénom ?) et j'en oublie certainement. Je trouve cette association savoureuse. Et en même temps étrange. Trouvez-vous que nous nous ressemblons. Ou plutôt sommes-nous complémentaires ? Voyez-vous j'ai rencontré Christie. Je ne vous raconterai pas en détails mais c'était comme si je ne l'avais jamais quittée. Nous étions naturellement assises dans la cuisine, moi beaucoup plus bavarde qu'elle à continuer cette conversation à plusieurs mains que j'aime tant avec elle. J'ignore si vous êtes d'accord, mais elle a cette force d'empathie et de malice qui me font sourire. Je l'envie d'être si directe.
Cette gémellité littéraire ne m'avait pourtant jamais frappée alors qu'elle est évidente pour un grand nombre d'entre vous. Pourriez-vous nous dire pourquoi ? Je précise que je n'ai pas consulté Christie avant d'écrire cette note mais que je ne perds pas espoir de la convaincre un jour de travailler ensemble. Qu'en pensez-vous ?
Ce qui me gène dans l'idée de rédaction de quelque chose de plus conséquent qu'un blog est l'absence de visuels. Bien sûr, ce pourrait être une BD mais bon je suis noulle en dessin. J'ai eu la révélation en regardant Olivier lire un livre de Philip Greenspun. Rien de bien folichon un truc sur le Web. mais quasi chaque page était illustrée d'une photo qui, sans rapport aucun avec le texte, rendait ce bouquin irrésistible. Depuis je ne démords pas de l'idée que les photos ne font pas que reposer les yeux du lecteur. C'est pour moi une partie intégrante de ce que j'écris et c'est parfois très problématique.
Ecrire quotidiennement de plus en plus sans fard, en signant de mon nom était un défi. Croyez-le ou non mais ma pudeur voire ma pudibonderie me retiennent souvent d'appuyer sur "save". (oui, j'ai la version anglaise de Typepad). Je ne relis jamais mes anciennes notes de peur de les corriger inlassablement, mais malgré tout je note les progrès, en tous cas la correction de certaines erreurs. Et je dois avouer que la lecture de Tita et d'un grand nombre de ceux qui sont dans ma liste interminable (que je tiens à jour pour vous !) me plonge souvent dans les affres d'un sentiment d'infériorité. Pourtant je n'arrêterais pour rien au monde et je vous en remercie.
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