En regardant la ministre italienne pleurer, Sarko embrasser Merkel, Monti quitter les bureaux dorés de Goldman Sachs pour sauver l'Italie et rassurer ses anciens collègues sur l'avenir du pays, les Grecs pleurer un Olympe perdu, les Français chanter un passé industriel qui n'est plus et les Chinois crouler sous la pollution, je me dis que nous vivons vraiment une époque formidable. Où tout ce qui ne devrait pas être est sans lever les foules, sans révolution, les écolos doivent avoir raison finalement il y a quelque chose dans l'air qui joue avec nos nerfs. Le Chili n'est pas ignorant des problèmes de monde mais semble convaincu que la crise ne passera pas. Les tours poussent à une vitesse étonnante, offrant des appartements à 400 000 dollars à des populations qui mettront 35 ans à les payer mais qui s'en soucie ? J'écoutais récemment un écrivain français assez proche du bouddhisme (je n'arrive pas à mettre la main sur son nom) expliquer que la crise était une chance paradoxalement car c'était le moment où jamais de mettre à plat ses priorités de profiter de ce que l'on avait et de sortir de la course au consumérisme. C'est vrai pour ceux qui ont pu en profiter avant pour les autres, c'est déjà une course à la survie. Et puis il y a cette loi immonde ratifiée par le Sénat l'interdiction de ressemer ses propres graines à l'exception de 21 espèces qui généreront une taxe pour l'industrie semencière. Le Sénat de gauche a ratifié cela ? C'était bien la peine de changer. Breveter la vie, imposer davantage les agriculteurs les mettre en dépendance de grands groupes pour produire la nourriture quelle idée de génie.
Heureusement c'est bientôt Noël, les étals débordent de jouets inutiles et bientôt cassés, j'ai encore plus de mal que d'habitude à me convaincre. Les enfants bien sûr sont enchantés, Maxence a les yeux qui brillent et répète à l'envie que c'est sa période préférée de l'année. Sa joie de vivre contagieuse a d'ailleurs été récompensée par le diplôme de la "cheerfull attitude". Diplôme qu'aucun de ses parents n'a jamais reçu et qui nous a laissé sans voix. Même Eloïse est contaminée et se lève en souriant pour ses dernières semaines d'école. Ce matin comme une bouffée d'espoir, apparaissait dans le journal les photos de la planète habitable pas trop loin d'ici. Finalement tout va bien, quand nous aurons bien détruit celle-ci il nous restera une porte de sortie....
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