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17/11/2010

Commentaires

et bin oui tout un garcon bien espliegle en tout cas...;o)

On a eu un petit garçon comme le tien à la maison. Il a presque 30 ans maintenant. Avec le recul, je pense que ton analyse est la bonne, sur tous les points! J'ajouterai juste un truc: c'est très dur pour la grande soeur d'avoir un frère de cet acabit. Faites bien attention à elle...
Amicalement

La grande soeur a exactement le même QI mais nous la surveillons tout de même de très près. merci de ton soutien

Le pb avec les forums francais, meme quand ils sont sympas, c'est qu'ils sont....francais ;) Vous faites ce qu'il faut puisque vous suivez de pret le bien-etre de vos enfants et que vous discutez avec les maitresses. Moi je dis: tant que ca va, on s'inquiete pas (trop). (ils sont impressionnants tes enfants !)

Je me sens concernée aussi, à plusieurs titres.
Pour ce qui est de la fratrie, mon frère et moi sommes "hors norme", mais avec des façons très très différentes de le manifester : grande soeur bonne élève, petit frère dissident (dur dur les comparaisons par les professeurs qui nous voyaient passer à 2 ans d'écart)
Je reconnais chez mon fils des signes qui ne trompent pas, et je m'inquiète surtout des effets de bord douloureux (angoisse de la mort dès ses 3 ans, il manipule des concepts qui devraient le dépasser....) Pour le reste, le côté bébé le sauve pour l'instant, pourvu que ça dure!

Bon courage en tout cas : les angoisses des parents sont bien présentes, il n'y a pas de quoi être envieux, ce n'est pas une situation facile à gérer!!

Ce a quoi vous êtes confronte me parle tout a fait. Nous sommes rentres en France pour ses 3,5 ans et la première scolarisation en France a été une catastrophe (maitresse qui le prend en grippe parce qu'il est "trop tout" et qu'il sait déjà (comme si c’était de notre faute, comme si on en avait volontairement fait un enfant décalé...) bref. Il était toujours puni, l'horreur, quand que notre livre de chevet est "éduquer sans punir" de Gordon ! La nouvelle école a très bien compris a qui elle a à faire et ça se passe bien : elle fait notamment en sorte qu'il ait toujours du "travail" et qu'il puisse aider les autres quand il a fini. Il y a beaucoup moins de problème d’autorité, de frustrations, de blocages.Courage !

Le Qi Sophie est en général à trois chiffres non ? 100 étant la moyenne il me sembled
Le tout est pour Maxou de lui donner la possibilité de le laisser découvrir sans interdit. Qu'il lise ce qu'il a envie de lire,même si ces lectures semblent trop complexes,cela l'aidera. Qu'il puisse découvrir le monde aussi vite qu'il en a besoin. Il est un petit garçon plein de vie et plein de joie, c'est l'essentiel.

En fait je pensais à 3 chiffres différents les uns des autres. La moyenne est entre 90 et 110 et après on monte par paliers de 10.

dure dure, la culture ....

comme d'ab, je n'ai pas de conseils à donner, juste un exemple.
une amie a 3 enfants hors norme. Etant passée par là, elle s'y attendait et a géré les choses très simplement dès le plus jeune age. Ses enfants ont eu la chance de débuter leur scolarité en Allemagne, donc sous le signe de l'autonomie assumé (ce qui convient assez bien à de tels profils). Aujourd'hui à Paris, dans des établissements bilingues, ils s'autogèrent totalement (même le plus petit de 7 ans). les cours les ennuient un peu, mais il font ce qu'il faut pour être en règle avec l'école et pouvoir se consacrer à autre chose : recherches en bibliothèque où ils vont quant ils veulent, gym, violon ou chant à des niveaux poussés... chacun a choisi sa voie, est libre d'en changer. la seule condition est qu'ils expriment ce qu'ils veulent et qu'ils se donnent les moyens de le faire. Dans ces conditions il va sans dire qu'ils se donnent à fond, qu'ils ont l'air plutot épanouis et que l'école est juste un arrière plan dans leur vie.
Juste un petit bémol... ce sont les enfants les plus zen que je n'aie jamais vu ! Je ne sais pas si la méthode est transposable à tous les foyers...

Je rejoins votre analyse. Tout doit être fait pour permettre à ces enfants de suivre la même scolarité que les autres.

Mais cela suppose bien de l'intelligence et de la modestie de la part des enseignants...

(Dont je fus :-)

Hmmm... En me basant sur mon expérience d'ancien enfant "doué" - 140 à 150 à mes tests successifs - et mon souvenir de mes camarades de la même tranche ou un peu plus, il y a des propos dangereux ici, pour cette tranche 140 - 160 du moins (au dessus de 170, c'est encore différent).

"Tout doit être fait pour permettre à ces enfants de suivre la même scolarité que les autres." Non, clairement, absolument, non. Si c'est possible, tant mieux, mais ce ne doit pas être un objectif, car c'est beaucoup trop dangereux : dans énormément de cas, le résultat est manque de stimulation intellectuelle, ennui, repli sur soi, démotivation et aliénation.

Lecture : gros signal d'alarme. La tentation est grande de se replier d'un univers décevant dans ce qui devient la source principale de stimulation intellectuelle, avec pour résultat repli sur soi, manque d'intérêt pour le monde extérieur d'où démotivation, et au bout du compte aliénation. Une recette, et un critère, de base est que l'enfant ne devrait jamais lire un livre sans le discuter abondamment et critiquement avec son entourage. Dès que ce n'est plus le cas, il y a risque.

"chacun a choisi sa voie, est libre d'en changer." Extrêmement risqué. L'enfant va souvent sélectionner une spécialité valorisée par les adultes et s'y surinvestir, au détriment du reste de son développement et notamment de sa socialisation, d'autant que cette spécialité sera souvent choisie pour son "anormalité" (physique atomique, indeed, c'était celle d'un de mes camarades, dès 11-12 ans) pour l'admiration qu'elle provoque chez les adultes et l'absence de compétition du reste de sa classe d'âge. Il est critiquement important d'encourager, voire occasionellement d'obliger, l'enfant à se confronter à une multitude de domaines qui ne l'attirent pas forcément, y compris des domaines, comme le sport, où il ne bénéficie pas d'un avantage par rapport à un enfant ordinaire du même âge.


PMB
Ratel, je vous réponds en précisant mon propos. En précisant que « tout doit être fait»
implique de chercher à donner à ces enfants de quoi satisfaire leurs besoins spécifiques.
Certes, cela demande de la souplesse et de la disponibilité aux enseignants.

Les mettre dans des classes spécialisées c’est courir le risque de les marginaliser. Et puis
l’entre-soi, le communautarisme, on en crève…

L'école de Maxo est "spécialisée" dans le sport. Et dans cette discipline il ne brille pour le moment pas plus que ses camarades. Quant aux exercices supplémentaires qu'il fait, il sont supervisés par un adulte et ne sont que des approfondissements du programme.

je crains d'autant plus le repli sur soi que ses deux parents ont suivi cette voie avec des conséquences sociales assez désagréables.

Mes enfants étant l'antithèse de la zénitude, je ne pense pas que je puisse choisir la voie de l'épanouissement personnel choisi. Ils ont besoin d'être soutenu et de vivre au milieu d'enfants de leur âge avec lesquels ils doivent pouvoir entrer en saine compétition d'une façon ou d'une autre.

Et Ratel qu'avez-vous fait après l'école ?

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