"Se acabo el mundo" c'est le sentiment de la rue à Cauquenes d'après notre ami Victor qui est sur place aujourd'hui avec Louis-Antoine et nos amis.
Le moral est un peu en berne, 8 jours après le tremblement de terre, la vie n'est pas facile au milieu des décombres. Aujourd'hui 1 corps de plus a été sorti des ruines d'une maison dans la rue où habitent Louis et Dorothée; ça fait 4 morts dans leur rue, 40 dans la ville. Les conditions de vie sont difficiles, la terre tremble toute les nuits, un épais nuage de poussière enveloppe la ville; le campement n'est pas très bien organisé, les troupes ont besoin de repos et de réconfort.
D'après les autorités que Louis-Antoine a rencontré aujourd'hui, 70 à 90 % de la ville devra être rasée, les besoins sont immenses:
- Administration : la mairie n'existe plus, le maire s'est installé dans le gymnase municipal, et le gouverneur de la province dans ce qu'il reste du commissariat.
- Population : d'après le coordinateur militaire à Cauquenes, le plus gros problème c'est la nourriture, il n'en a pas assez. pour les nôtres ça va, les provisions arrivent de Santiago; l'eau courante fonctionne 6 heures par jour.
- Education : les 8000 élèves de la ville n'ont plus d'écoles; privées ou publiques, tous les établissements sont par terre ou à raser. Un établissement pourrait accueillir quelques élèves mais en demi journée, il n'y a pas de quoi les accueillir dans les cantines, il n'y en a plus.
- Santé : il y avait un hôpital à Cauquenes, il n'y en a plus, il faudra au moins 4 ans avant qu'il s'en construise un nouveau. Un groupe de médecins Japonais est arrivé en ville. Ils leur manque des kits médicaux, des antiseptiques, des pansements, du matériel chirurgical, des lits, des médicaments.
- Coopérative viticole : le kg de raisin se négocie environ 200 pesos le kg, mais les prix devraient monter, car il n'y pas assez de raisin dans le Nord (la récolte est maigre); les producteurs que Louis a vu ont tout perdu, plus de maison, plus de cave, plus envie. Pour survivre la coopérative qui gère habituellement 25 000 T de raisins compte cette année sur 5 000 T maxi... pas de quoi faire vivre ses membres.
La plupart des églises sont rasées ou devront l'être.
Les villages de Cauquenes (la ville compte 30000 habitants sur les 40000 de l'agglomération) sont détruits à 90%. Les gens sont isolés et n'ont encore pas reçu d'aide; seule la côte a vu arriver les militaires, depuis Constitucion et Concepcion.
D'après un témoin, Concepcion la deuxième ville du Chili, c'est le Vietnam.
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bonjour, je suis en France; c'est Louis-Antoine qui est au milieu des décombres.
merci.
Rédigé par : Bertier | 10/03/2010 à 10:32
Voilà c'est corrigé. Bertier tu es aussi le frère de Guillaume :), j'ignorais qu'il avait de la famille au Chili.
Rédigé par : sophie | 10/03/2010 à 11:38
de tout coeur avec vous
Anne
la Maman de Louis-Antoine, Guillaume et Bertier et de Florence en France !
Rédigé par : Anne de Ferluc | 11/03/2010 à 06:51