Alors que le monde entier l'a oubliée la grippe humano-mexico-porcine est arrivée au Chili. Etonnée je suis après la sécurité drastique des aéroports que nous avons eu la chance de subir. Les Argentins ont cru bon d'ailleurs d'appliquer des mesures plus archaïques en caillassant un bus chilien plein de touristes même pas grippés.
La maladie frappe ceux qui voyagent, donc les lycées huppés. D'abord à Santiago puis celui de Lolo. Ce matin les mères ne parlaient que de ça. Ce soir Olivier était inquiet pour la santé mentale de mes amies. Elles appellent en boucles pour t'annoncer la fermeture sanitaire de l'école. Elles sont folles. Non elles avaient raison, l'école est fermée jusqu'à nouvel ordre.
Pendant ce temps, nous cherchons à mettre un peu d'ordre dans le chaos généré par la maison. Nous avions trouvé un entrepreneur chaudement recommandé. Il nous a présenté un budget de 30 pour cent supérieur à ce que nous avions envisagé. Pour le coup, ce fut la douche froide et je m'emploie depuis à découper les tâches en devis plus modestes. Cette simple discussion nous a menés au bord du divorce. Mon mari est entré en crise de paranoïa aigue quant à la qualité du travail ici. Sentiment habilement entretenu par l'entrepreneur. Du coup, celui-ci nous laisse mariner dans notre maison inhabitable espérant nous désespérer suffisamment pour apparaître comme notre dernier recours. Je déteste l'idée d'un quelconque chantage même inconscient. Et j'ai la migraine du siècle en pensant que ce n'est que le début.
Ne dit-on pas qu'un couple qui survit à la construction de sa maison est mûre pour finir sa vie ensemble ?
Rédigé par : Valérie de haute Savoie | 28/05/2009 à 02:07
J'ai lu un polar de Tonino Benacquista où un plombier bien français tentait ce genre de chantage à un mafioso repenti. Il y avait toute la description de l'art de l'entubage par les artisans. Sauf que… Ce qui arrive à ce plombier est une douce vengeance pour le lecteur :-)
Rédigé par : Akynou | 28/05/2009 à 02:13
Oh je crois que les travaux dans ta maison sont prometteurs de billets qui-tuent alors :) Bon courage Sophie. Ce que tu racontes là pourraient aussi arriver en France ...
Rédigé par : Madeleine | 28/05/2009 à 07:02
ben alors, enfin, ne pas se décourager ! Les entrepreneurs, recommandés ou pas, il faut toujours surveiller ce qu'ils font. Je suis certaine qu'il y a moyen de lui faire baisser son prix de 30 % en comparant avec d'autres devis...
Rédigé par : saperli | 28/05/2009 à 08:48
ne pas céder (ce qui va être difficile) se faire respecter. Si l'entrepreneur vous prend pour des crésus avant d'avoir commencé les travaux, on imagine la suite et les suppléments de travaux (environ .... 30 %)
Rédigé par : marylène | 28/05/2009 à 10:18
Bon courage pour les travaux, de ce côté de la frontière c'est pareil...Les presupuestos sont déments, et tout le monde te fait croire que le voisin est un incapable et inversement. Ne lâche pas, c'est le sport national. Si on devient dingue on pourra toujours se faire un groupe de parole à la frontière, ça évitera que qui que ce soit se prennent des pierres. N'empêche que Patrick à beau dire, pour moi tu mets un bus de Chiliens, dont un est hypothétiquement malade, au milieu de Buenos Aires, et tu vas voir s'il ne se prend pas des cailloux...c'est l'Argentine qui est "un peu" impulsive, pas juste Mendoza...
Rédigé par : Sandrine | 28/05/2009 à 10:41
Une des clefs de réussite de cette opération de communication à la fois sanitaire et marketing prend forme à travers le témoignage misérabiliste.
Celui-ci valide le facteur temps, après celui de l’espace promulgué part internet. La temporalité insinue que les rescapés d’ailleurs feront les victimes d’ici.
Quand le doute responsable flirte avec la mise en quarantaine systématique, la société se replie sur elle-même tout en surveillant son voisin.
Dès que l’objet psychose laisse place à l’outil paranoïa, les présomptions deviennent des obsessions qui conduisent à la recherche frénétique d’un nouveau shoot d’information.
Rédigé par : sanglier | 17/07/2009 à 11:40