La plage s'est vidée subitement, il ne reste plus que des starlettes un peu tristes et les enfants qui ont la chance de vivre là. Nous avons passé l'été à visiter des maisons, faire connaître la ville à ma sœur et à chasser les poux infiniment plus résistants, génération après génération. Préparée à la rentrée des classes et au marquage du troupeau, j'ai acheté une machine à coudre pour broder les uniformes (on ne rit pas). Il nous aura fallu deux bonnes heures pour dompter la bête mais nos enfants ont leurs noms sur leurs cols au cas où ils l'oublieraient (enfin leurs noms approximatifs puisque par une erreur de programmation Max s'appelle Mex).
Même si le Chili n'est pas officiellement en crise, les temps sont durs et un grand nombre de personnes vont souffrir de la marzite. C'est le nom des crédits d'usuriers qu'ils vont souscrire pour payer l'école, les uniformes, les livres, les plaques d'immatriculation, les impôts et les vacances qu'ils viennent d'avoir. Les rumeurs courent dans les sociétés employant les maris des mes amies. Plusieurs craignent pour leur retour et certains ont été mutés en plein été à 120 kilomètres de là à Santiago. Ils ne verront leurs familles que le Week-end désormais. La tour la plus haute d'Amérique du Sud qui devait voir le jour dans la capitale a été stoppée. Ca risque d'être le bide du sièle cette histoire. Les mines et les sociétés étrangères licencient à tours de bras. Les Chiliens amoureux des complots chuchotent que le dollar va disparaître. C'est la fièvre de la marzite.
heu, c'est pas la joie :(
Rédigé par : ciboulette100 | 25/02/2009 à 20:16
Ben je lui trouve pas vraiment un air triste, moi, à la starlette !
Rédigé par : pmb | 26/02/2009 à 06:40
Ce qu'il y a de curieux, c'est cette crise impalpable... elle est là, on licencie à tour de bras,les prix augmentent, mais elle semble si irréelle cette crise.
Rédigé par : Valérie de haute Savoie | 26/02/2009 à 17:56