Alors que nous croyions l'année pliée et sauvée, Eloïse refait parler d'elle. Son institutrice vient d'avoir un bébé et s'est faite remplacée un mois et demi avant la fin de l'école. Je connaissais le stress de Lolo face au changement. Je pensais que nous l'avions bien géré. Ne t'inquiète pas Maman un mois et demi c'est vite passé. Cette enfant est incroyablement douée pour nous dire ce que nous souhaitons entendre. J'ai donc relâché ma surveillance. A 10 petits jours de la fin, elle a commencé à traîner la patte, ce qui ne lui ressemble pas. J'ai élevé la voix, 10 jours bon sang, file doux et les vacances t'attendent. J'ai décompté les jours et soupiré d'aise le dernier. Nous avions passé l'épreuve, Lolo n'était pas partie en vrilles avant la fin. Hélas, une semaine avant la fermeture de l'école, j'étais convoquée à une réunion avec la psy et la nouvelle instit.
J'ai tout de suite su en entrant dans la pièce que c'était un guet-apens. Elles se regardaient complices et chacune terminait les phrases de l'autre. Leur topo était simple, j'étais une mère absente et elles allaient m'apprendre que ma fille a des problèmes d'adaptation. Je finis par leur couper la parole pour leur rappeler le plus rapidement possible qu'avec leurs prédesseurs (la psy aussi est partie accoucher, c'est une épidémie), j'ai passé des heures à suivre le dossier et qu'elles ne m'apprennent rien. Mais vous qu'avez vous fait pour reprendre le dossier de Lolo ? Elles se regardent gênées. Visiblement rien. Comme la meilleure défense a toujours été l'attaque, l'instit reprend l'assaut. La situation est grave, elle va demander le renvoi d'Eloïse et elle l'obtiendra. Je dois reconnaître mes erreurs et faire amende honorable très vite.
J'ai horreur qu'on me menace. Je me ferme. Elles me proposent d'en reparler en mars. Elles partent en vacances le soir même. Elles me raccompagnent jusqu'à la porte, il n'y a personne de la direction pour écouter notre échange. J'ai la conviction que personne d'autre n'est au courant. Le lendemain, je demande un rendez-vous avec le principal. Pour quelles raisons ? me demande sa secrétaire. J'ai des questions à poser sur la scolarité de ma fille. Quand on pose des questions idiotes on a des réponses idiotes. J'ai découvert cette règle simple au Lycée Militaire (où toute question est considérée comme idiote). Le directeur nous attend, le dossier d'Eloïse devant lui, les notes sont bonnes, il se demande bien ce qu'on fait là. Nous venons parler des modalités de renvoi de notre fille. Il passe par tous les dégradés du vert. Il n'est au courant de rien. Il nous demande de revenir quand il aura compris ce qui se passe. Je l'entends convoquer les deux comploteuses depuis le seuil de son bureau. Le ton n'est pas très aimable.
Une semaine après, l'instit a fait son rapport qu'on nous demande de confirmer. Nous y lisons avec un plaisir croissant (j'ai crû qu'Olivier allait déchirer le papier) que nous ne sommes jamais venus à une réunion de l'école, que Lolo vit seule et se présente sans uniforme le matin. C'est bêtement mensonger. J'ai des preuves signées de toutes nos réunions et des témoins de la tenue de ma fille. Les chaussettes surtout se plaint l'instit, elles sont trop basses et pas assez bleu marine. Quand on connaît le chemin d'Eloïse c'est effectivement le point le plus important de son éducation. Et c'est certainement pourquoi nous avons choisi une école si chère. On ne plaisante pas sur les socquettes à la SEK, ça vous pose en termes de devise.
Heureusement pour la stabilité scolaire d'Eloïse, nous avons affaire à un directeur de niveau responsable qui va vérifier point par point le conflit. Le lendemain le rapport a changé, ils reconnaissent qu'avec le changement de professeurs et d'encadrement ils ont abandonné le suivi de Lolo et ont mis sa fin d'année entre parenthèses. Du passé faisons table rase. La nouvelle instit va commencer l'année avec un programme de suivi et nous avons établi un plan d'action. Ce que je voulais depuis le début. Mais je garde une certaine amertume de cet échange. Des personnes chargées de l'éducation de ma fille m'ont menti sans sourciller et se sont acharnées sur une fillette de 8 ans sans chercher à envisager de faire leur travail. Je vais me mettre en quête pour le mois de mars d'une psy indépendante qui aura à coeur les progrès de ma fille et pas de couvrir ses fautes professionnelles.
Vraiment étonnant. Je ne comprends pas pourquoi ces femmes désirent l'expulsion d'un enfant de l'école: Elle mord et arrache les cheveux des autres enfants?
Rédigé par : Moukmouk | 28/01/2009 à 17:55
elle est vraiment insolente et ça je n'en suis pas fière.
Rédigé par : sophie | 28/01/2009 à 18:48
Peut-être que ta fille est insolente, mais il est tellement plus facile de mettre un enfant dehors quand il dérange plutôt que de l'aider... et ça se veut éducateur (soupir....)
Je reconnais dans ton post des angoisses que j'ai vécu jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Et cette bataille qu'on mène pied à pied pour tâcher de faire de notre mieux pour sortir notre enfant de l'ornière, quelle que soit l'ornière. Alors quand je reçois un courrier mettant en cause mon rôle de mère, je vois rouge.
Rédigé par : Akynou | 28/01/2009 à 19:39
Ah et un gros câlin à Eloïse si elle se souvient de moi. Parce que même si elle est insolente, elle a besoin d'attention, pas de mensonge. Heureusement qu'elle vous a tous les deux.
Rédigé par : Akynou | 28/01/2009 à 19:40
elle se souvient parfaitement des filles. Oui elle a besoin de limites et d'amour ce qui nous tend entre deux lignes difficiles à maintenir séparées.
Rédigé par : sophie | 28/01/2009 à 20:19
Mais c'est des malades ces deux nanas ! elles sont complètement frappées ! Pauvre Lolo, mais quel souvenir va-t-elle gardé de sa scolarité, la pauvre bichette !
Rédigé par : ciboulette100 | 28/01/2009 à 21:02
La pauvre bichette a quand même semé les problèmes en argumentant sur tout et rien au cours de l'année et en se croyant plus maligne que la moyenne mais je trouve quand même qu'elle est tombée sur deux cas...
Rédigé par : sophie | 28/01/2009 à 23:29